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ISRAEL : drapeau

Origine du drapeau :

Couleur la moins substantielle de la nature, le bleu est essentiellement perçu de façon translucide dans le vide des Cieux. Il s'agit de la couleur la plus pure en dehors du vide total du blanc mat. Le blanc est apparemment vide de couleurs, mais riche de potentialités de manifestation car il contient toutes les couleurs du spectre de la lumière visible. Il est le vide d'où émerge l'existence et auquel elle retourne.

Le bleu et le blanc suggèrent une distance par rapport aux choses manifestées et un envol de l'âme libérée vers Dieu. Ce n'est pas par hasard si le bleu et le blanc sont souvent associés à la spiritualité, s'ils ont été choisis pour rehausser le(s) drapeau(x) israélien(s).
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#Posté le lundi 23 février 2009 05:39

HISTOIRE DU DRAPEAU ( article provenant : ISRAEL MINISTRY OF FOREIGN AFFAIRS )

Une petite histoire du drapeau dIsraël
Reuven Kashani


Depuis les temps les plus reculés les nations possèdent leur drapeau qui, porteur de divers symboles, était déployé au cours de cérémonies ou de conflits armés. Au fil du temps telle couleur ou tel signe figurant sur le drapeau se sont mis à convoyer un message particulier : hisser un drapeau blanc signifiant une reddition à lennemi ou une demande de trêve ; le drapeau rouge, une mise en garde ; le drapeau noir le danger de noyade ; la croix rouge sur fond blanc un emplacement politiquement neutre. Chaque régiment déploie son étendard, garni au sommet de la hampe dun symbole particulier ; chaque peuple possède son drapeau, symbole de son indépendance et de son identité.

Dans la Bible, les bannières sont mentionnées à plusieurs reprises après lexode dEgypte, chaque tribu arborant la sienne. Nous lisons dans Nombres (II, 1-2) LEternel parla à Moïse et à Aaron en ces termes : Rangés chacun sous une bannière distincte, daprès leurs tribus paternelles, ainsi camperont les enfants dIsraël. Rachi, le grand commentateur médiéval, explique : Chaque drapeau doit porter un signe distinctif, un morceau détoffe de couleur différente, la couleur de chaque tribu concordant avec celle de la pierre précieuse qui lui était attribuée sur le pectoral [du Grand-Prêtre].

Dans Nombres I, 52 et II, 34 nous lisons : Les enfants dIsraël se fixeront chacun dans son camp et chacun sous sa bannière selon leurs légions ; et les Lévites camperont autour du Tabernacle, afin que la colère divine ne sévisse point sur la communauté des enfants dIsraël ; Les enfants dIsraël exécutèrent tout ce que lEternel avait ordonné à Moïse ; ils campaient ainsi par bannières et ils marchaient dans cet ordre, chacun selon sa famille, près de sa maison paternelle.

Un midrache (exégèse) précise : Le Saint béni soit-Il dit à Moïse : Fais-leur des bannières pour Moi. Moïse, qui se mit immédiatement à regretter les conséquences de cette injonction, dit : Désormais les tribus auront des causes de conflit. Lune exigera que la tribu de Juda campe à lEst et cette dernière refusera, prétendant quelle ne peut camper que dans le Sud. Et il en ira de même entre toutes les tribus. Le Saint béni soit-Il dit alors à Moïse : Elles nauront pas besoin de ton aide, car de même quelles sétaient rangées autour de la couche [de Jacob], ainsi elles saligneront autour du Tabernacle. Car il est écrit : Chacun sera rangé sous sa bannière. Et aussitôt quils se furent rangés, ils sonnèrent de leurs trompettes, et Juda et sa bannière se mirent les premiers en marche, suivis par le prince et sa tribu (Nombres, Midrache Tanhuma 2).

Avant de mourir, le patriarche Jacob avait enjoint à ses fils de transporter sa dépouille tour à tour, suivant la répartition des tribus dIsraël dans le désert. Dans le midrache cité ci-dessus, Jacob donne ses instructions dans ces termes : Juda, Issakhar et Zébulon transporteront ma bière à partir de lEst, Ruben, Simon et Gad du Sud, Dan, Acher et Naftali du Nord, Benjamin, Ephraïm et Manassé de lOuest. Joseph ne participera pas. Pourquoi ? parce quil est roi et quil mérite des honneurs. Levi non plus. Pourquoi ? parce quen des temps futurs ce sera lui qui transportera lArche dAlliance qui contiendra les Tables de la Loi. Si vous vous conformez à mes injonctions et transportez mon cercueil comme indiqué, Dieu vous bénira à lavenir avec des myriades de bannières. Selon ce midrache, les bannières des tribus étaient de la même couleur que les pierres précieuses du pectoral du Grand-Prêtre Aaron*, qui étaient au nombre de douze et disposées en quatre rangées, à raison de trois pierres par rang.

Les bannières et emblèmes ne sont pas mentionnés dans les sources juives après lentrée des tribus dIsraël en Terre promise. Dans louvrage Shevet Yehuda, un consul romain du nom de Marcus rapporte les propos dun témoin qui se trouvait à Jérusalem un jour de Kippour pendant la période du Deuxième Temple : Tous les citoyens de Jérusalem défilaient devant lui [le Grand-Prêtre] avec des flambeaux ardents de cire blanche, ils étaient tous vêtus de blanc, et toutes les fenêtres étaient décorées de broderies et illuminées. Il se peut que ces broderies fussent en réalité des drapeaux.

On trouve mention dun drapeau dans lun des manuscrits de la mer Morte : Le jour du couronnement du roi, il faut procéder à la cérémonie suivante : convoquer une parade militaire à laquelle participeront tous les Israélites âgés de 20 à 60 ans portant les bannières de chaque cité dIsraël (Yigaël Yadin, The Temple Scroll).

Selon lEncyclopedia hebraica : Pendant lexil, en labsence darmée ou de moyens de défense nationale, il ny avait pas de place pour un drapeau pour le peuple juif. A la fin du Moyen Age, le droit au drapeau fut octroyé par des souverains à des juifs - individuellement ou collectivement.

Ainsi, en 1354, Charles IV, empereur germanique et roi de Bohème, octroya aux juifs de Prague une bannière de couleur rouge portant une étoile à six branches qui fut appelée plus tard Maguen David (Bouclier de David). En 1592, Mordekhaï Maizel, notable juif de la ville, fut autorisé à hisser sur sa synagogue une bannière du roi David semblable à celle qui se trouvait sur la Grande Synagogue . En 1648, les juifs de Prague obtiennent de nouveau une bannière, en reconnaissance de leur contribution à la défense de la ville contre les envahisseurs suédois : un bouclier de David jaune sur fond rouge avec, en son centre, létoile de Suède. En Hongrie, les juifs dOfen (Budapest) avaient déjà en 1460 reçu le roi Mathias Corvin avec un drapeau rouge où figuraient deux boucliers de David et deux étoiles.

Le bouclier ou étoile de David est constitué de deux triangles équilatéraux superposés formant six branches. Au fil du temps, cet hexagone est devenu un symbole juif. Savants et commentateurs fournissent de nombreuses raisons à cette symbolique : certains pensent que létoile de David reflétait lordre des tribus pendant leurs pérégrinations dans le désert et la manière dont elles campèrent autour de la Tente dassignation après la sortie dÉgypte.

Pour les kabbalistes, le bouclier de David constitue un symbole religieux juif lié à la rédemption, puisque le Messie sera descendant de David. Le prophète Isaïe propose six définitions des honneurs à rendre au Messie, correspondant aux six branches de létoile de David : Or un rameau sortira de la souche de Jessé, un rejeton poussera de ses racines. Et sur lui reposera lesprit du Seigneur : esprit de sagesse (1) et dintelligence (2), esprit de conseil (3) et de force (4), esprit de science (5) et de crainte de Dieu (6) (Isaïe, XI, 1-2).

En outre, létoile de David indique les quatre points cardinaux : le nord, le sud, lest et louest, le paradis au sommet et la terre ici-bas, Dieu régissant lensemble. Le bouclier de David est aussi employé comme un talisman, assorti de versets des Psaumes et des noms de certains anges, voire de bénédictions pour le succès des entreprises, la santé, les accouchements, etc.

Létoile de David a servi aussi de motif décoratif à de nombreux peuples*, faisant son apparition dans un contexte juif dès le VIIe siècle avant J.-C. Pour les autres nations, elle nétait pas investie dune signification religieuse ou nationale, encore quici et là lui étaient attribuées des propriétés magiques. Les juifs en décoraient leurs édifices, leurs pierres tombales, voire la reliure de leurs ouvrages. En 1307, une Bible manuscrite de Rabbi Yossef bar Yehuda ben Marvas de Tolède est décorée dun bouclier de David. Dans le premier livre de prières - imprimé à Prague en 1512 - figure un bouclier de David sur la couverture. Le colophon de louvrage porte, entre autres mentions, la phrase suivante : Chaque homme sous sa bannière suivant la maison de ses ancêtres... et sera accordé un présent généreux à quiconque étreint le bouclier de David.

Dans la mémoire collective du peuple dIsraël, le bouclier de David symbolise lespoir en lavenir, létoile qui illuminera les cieux. Selon le penseur juif Franz Rosenzweig (1886-1929), létoile à six branches représente la Création, la révélation de Dieu.

A Prague, la synagogue principale, lAltneuschul, fut érigée au XIVe siècle sur des fondations du XIe. Selon une légende célèbre, elle fut construite au premier siècle de lère chrétienne par des exilés dErets-Israël qui avaient pris soin demporter avec eux des pierres du Temple de Jérusalem et de les ensevelir sous les fondations dans lespoir quelles retourneraient à leur emplacement premier à lavènement du Messie. Une eau-forte de 1829 présente un pilier élevé au centre de cette synagogue, au sommet couronné dune bannière portant un bouclier de David et les inscriptions suivantes : LEternel est notre Dieu, lEternel est Un ainsi que Dieu des armées, dont la gloire emplit le monde . Cest la synagogue du célèbre Maharal (acronyme hébraïque de Notre maître le Rav Leib ) de Prague, lune des principales figures du judaïsme médiéval en Europe (1520-1609), autour duquel se tissa la légende du Golem.

David Hareuveni, prédicateur juif itinérant et inspirateur dun mouvement messianique durant la première moitié du XVIe siècle, et qui se prétendait descendant de lune des dix tribus perdues installées sur les rives du fleuve Sambatyon*, proposa au pape Clément VII la signature dun traité entre les pays chrétiens et les descendants des dix tribus perdues, un pacte dalliance contre les pays dislam. Il déclara : Et nous partirons, avec laide de Dieu, pour Jérusalem et nous soustrairons toute la terre dIsraël des mains des Ismaélites, car lheure du salut approche. Selon des sources contemporaines, David Hareuveni possédait des bannières de soie blanche brodées de lettres dor et dargent sur lesquelles figurait le tétragramme et les Dix Commandements. Le roi me questionna sur ces bannières : Vous avez de remarquables drapeaux - quentendez-vous en faire ? Je lui répondis quils portaient notre signe parmi les tribus et que si je partais en guerre, je les placerais devant larmée. Le cardinal, frère du roi, témoigna dun grand respect en senquérant également des drapeaux : je lui répondis que ces derniers étaient le signe et le reflet du chemin que je parcourrais avec eux, avec laide de Dieu.

Une autre bannière fut conservée pendant des années à la synagogue Altneuschul de Prague : pendant la Deuxième Guerre mondiale, les nazis la confisquèrent et la placèrent dans leur sinistre musée de la Race morte. En 1990, cette bannière fut exposée au Musée dIsraël. Elle porte les inscriptions suivantes : Juge-moi, mon Dieu, combats avec moi contre le peuple injuste et lhomme inique et menteur, sauve-moi ; Dieu des armées est avec nous, il est notre forteresse, le Dieu de Jacob ; Répands ta colère sur les peuples qui ne te connurent point et sur les royaumes qui nappelèrent point ton nom.

La menora (chandelier à sept branches), la mezouza (rouleau de parchemin fixé sur le montant des portes dans les maisons juives), le shofar (corne de bélier) et le talith (châle dans lequel le juif se drape quand il prie, dont la forme et la couleur ont inspiré le drapeau du peuple juif), sont autant de symboles nationaux et religieux du judaïsme.

Quand Théodore Herzl, le visionnaire de lÉtat juif moderne organisa le premier Congrès sioniste à Bâle en 1897, il envisagea le déploiement dun drapeau officiel pour les représentants du peuple juif réunis pour la circonstance. Dans son ouvrage LÉtat juif (1896), il écrit à ce propos : Nous navons pas de drapeau et nous en avons besoin pour diriger des foules ; il faut que nous puissions brandir un symbole au-dessus de leurs têtes [...] Pour ma part, je pencherais pour un drapeau blanc garni de sept étoiles dorées, le fond blanc symbolisant la nouvelle vie (réservée au peuple juif), les étoiles les sept heures bénies de nos journées de travail ; ainsi les juifs iront vivre dans leur nouveau pays sous des couleurs symbolisant le travail.

Herzl confia la conception du drapeau du peuple juif à son assistant, David Wolfsohn. Dans une lettre au baron Hirsch, il écrit : Sils me demandent avec dérision : cest quoi, ce drapeau ?, je répondrai quun drapeau nest pas une hampe surmontée dune pièce de tissu ; un drapeau, cest un objet symbolique et national. Avec un drapeau on peut conduire des gens nimporte où, même en Terre promise.

David Wolfsohn hésita quant à la facture du drapeau, qui devait être prêt pour louverture du Congrès. Sur la requête de notre dirigeant, Herzl, je me rendis à Bâle pour procéder à tous les préparatifs en vue de louverture du premier Congrès. Parmi les nombreux problèmes que javais à résoudre, il y en avait un qui, pour nêtre pas spécialement ardu me préoccupait beaucoup et renfermait toute la problématique juive. Avec quel drapeau allions-nous décorer la salle du Congrès ? Quelles seraient ses couleurs ? Jeus soudain une illumination : nous avions déjà un drapeau, bleu et blanc, le talith dont nous nous drapons pendant la prière. Ce serait notre emblème ; de châle de prière nous le transformerions en drapeau que nous hisserions devant Israël et les Nations. Cest ainsi que je commandai un drapeau bleu et blanc, avec un bouclier de David en son centre. Ainsi naquit létendard du peuple juif.

Au huitième Congrès sioniste, qui se tint à Prague en 1933, une résolution officielle fut adoptée concernant le drapeau : Le drapeau bleu et blanc est celui de lOrganisation sioniste et du peuple juif, conformément à une tradition ancestrale.

Des suggestions sur la forme et sur la couleur du drapeau avaient déjà fait lobjet de débats avant Herzl et Wolfsohn. En 1864, L. August Frankel, poète juif qui compta au nombre des fondateurs de lÉcole Lemel de Jérusalem, était lauteur dun poème sur les couleurs de Juda et sur la facture de son drapeau :

... sur une étoffe blanche
ornée de bandes bleues
semblable à la cape du Grand-Prêtre
Voilà les couleurs de la terre des Amants
Bleu et blanc : les confins de Juda
Blanc, couleur rayonnante de la prêtrise
Bleu-ciel qui lui sert de fond.

Après la déclaration dIndépendance de lÉtat dIsraël en 1948, David Ben-Gurion écrivait à propos du drapeau national : Le drapeau de lÉtat est le symbole de notre continuité et de notre unité historique, du renouveau de lidentité de notre peuple. Transcendant les gouvernements successifs et les forces conflictuelles, il est le ciment de lunité, de la solidité, de la solidarité et de lhistoire de ce pays et de ce peuple. Le drapeau sioniste symbolise les aspirations du peuple hébreu dépourvu de pays à la liberté, lindépendance, la souveraineté et légalité dans sa patrie... Désormais le drapeau national sera le reflet, non seulement des aspirations, mais encore de notre présence et de notre développement vitaux et historiques. Il symbolisera lunité dIsraël, son unicité et son avenir indépendant, le lien entre toutes les générations, depuis les origines de notre peuple et à jamais.

Traduit par A.M.S.


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#Posté le mardi 24 février 2009 02:03

Modifié le mardi 24 février 2009 08:25

ISRAEL : carte

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#Posté le lundi 23 février 2009 05:38

HISTOIRE D'ISRAËL

L'Etat d'Israël





Indépendance


Le 14 mai 1948, l'Etat d'Israël proclama son indépendance. Moins de 24 heures plus tard, les armées régulières d'Egypte, de la Jordanie, de la Syrie, du Liban et de l'Irak envahissaient le pays, contraignant Israël à défendre la souveraineté qu'il venait de recouvrer dans sa patrie ancestrale.

Pendant ce qu'on appela plus tard la guerre d'Indépendance, les Forces de défense d'Israël à peine formées, pauvrement équipées, repoussèrent les envahisseurs au cours de violents combats qui devaient durer quinze mois et qui coûtèrent la vie à plus de 6 000 Israéliens (près d'un pour cent de la population juive du pays à l'époque).



Durant les premiers mois de 1949, des négociations directes menées sous les auspices de l'ONU entre Israël et chacun des pays agresseurs (à l'exception de l'Irak qui refusa de négocier avec Israël) conduisirent à des accords d'armistice reflétant la situation qui prévalait à la fin des combats. De ce fait, la plaine côtière, la Galilée et tout le Néguev se trouvèrent sous souveraineté israélienne, tandis que la Judée et la Samarie passaient sous contrôle jordanien et la bande de Gaza sous administration égyptienne ; la ville de Jérusalem fut divisée, la Jordanie contrôlant la partie orientale, y compris la Vieille Ville, et Israël le secteur occidental.






David Ben-Gourion, un homme de vision
Photo:
Shabtai Tal




Maabara (centre d'intégration pour nouveaux immigrants) à Beit Lid
O.P.G./Z.Kluger

L'édification de l'Etat

La guerre terminée, Israël consacra tous ses efforts à l'édification de l'Etat pour lequel le peuple avait dû livrer un combat si long et si pénible. La première Knesset (Parlement) de 120 sièges entra en fonction après des élections nationales (25 janvier 1949) auxquelles participèrent près de 85% des électeurs. Deux des hommes qui avaient mené Israël à l'indépendance accédèrent alors aux postes de direction du pays : David Ben Gourion, chef de l'Agence juive, devint Premier ministre et Chayim Weizmann, chef de l'Organisation sioniste mondiale, fut élu président de l'Etat par la Knesset. Le 11 mai 1949, Israël devint le 59ème membre de l'Organisation des Nations unies.



En vertu du concept de rassemblement des exilés qui est fondamentalement la véritable raison d'être d'Israël, le pays ouvrit ses portes, confirmant le droit de chaque Juif de venir vivre dans le pays et d'en acquérir dès son arrivée, la citoyenneté. Durant les quatre premiers mois de l'indépendance, environ 50 000 nouveaux arrivants, principalement des rescapés de la Shoah, arrivèrent dans le pays. Fin 1951, on comptait 687 000 arrivants, hommes, femmes et enfants, dont plus de 300 000 réfugiés des pays arabes, ce qui doubla la population juive du pays.





Défilé du premier anniversaire de l'Indépen- dance
Marlin Moshe Levin
Les difficultés économiques provoquées par la guerre d'Indépendance et la nécessité de pourvoir aux besoins d'une population en croissance aussi rapide, imposèrent une politique d'austérité à l'intérieur et le recours à une assistance financière de l'étranger. L'aide du gouvernement des Etats-Unis, les prêts des banques américaines, les contributions des juifs de la diaspora et les réparations versées par l'Allemagne furent utilisés à la construction de logements, à la mécanisation de l'agriculture, à la création d'une flotte marchande et d'une compagnie aérienne nationale, à l'exploitation des minerais disponibles, au développement de l'industrie, des routes, des télécommunications et des réseaux électriques.

Vers la fin de la première décennie, la production industrielle avait doublé, de même que le nombre des ouvriers, tandis que le volume des exportations industrielles quadruplait. L'extension des surfaces cultivées permit de parvenir à l'auto-suffisance pour tous les produits alimentaires de base à l'exception de la viande et des céréales ; 20 000 hectares de terres en friche furent reboisés et des arbres plantés le long de 800 kilomètres de routes.

Le système d'éducation, créé par la communauté juive durant la période pré-étatique et qui comprenait désormais le secteur arabe, fut largement développé. L'école devint gratuite et obligatoire pour tous les enfants de 5 à 14 ans (depuis 1978, elle est obligatoire jusqu'à 16 ans et gratuite jusqu'à 18). Les activités culturelles et artistiques se multiplièrent, intégrant des éléments du Moyen Orient, d'Afrique du Nord et de l'Occident du fait de l'arrivée de juifs venus du monde entier qui apportaient avec eux les traditions propres à leurs communautés ainsi que des aspects culturels des pays où ils avaient vécu durant des générations.

Lorsqu'Israël célébra son 10e anniversaire, il comptait une population de plus de deux millions d'habitants.


La campagne du Sinaï, 1956


Les années de l'édification de l'Etat furent néanmoins assombries par de graves problèmes de sécurité. Non seulement les accords d'armistice de 1949 n'avaient pas débouché sur une paix permanente, mais ils étaient constamment violés. Contrairement à la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU du 1er septembre 1951, les liaisons maritimes avec Israël étaient entravées par l'interdiction faite aux navires à destination ou en provenance d'Israël de traverser le canal de Suez. Le blocus du détroit de Tiran fut renforcé ; des incursions en Israël, à partir des pays arabes voisins, semant la mort et perpétrant des actes de sabotages se multiplièrent ; et la péninsule du Sinaï devint progressivement une immense base militaire égyptienne.

Avec la signature de l'alliance militaire tripartite entre l'Egypte, la Syrie et la Jordanie (octobre 1956), l'imminence de la menace contre l'existence d'Israël se précisa. Au cours d'une campagne de huit jours, Tsahal (l'armée israélienne) conquit la bande de Gaza et toute la péninsule du Sinaï, en s'arrêtant à 16 kilomètres à l'est du canal de Suez. La décision des Nations unies d'envoyer des forces d'urgence pour stationner le long de la frontière israélo-égyptienne et les garanties fournies par l'Egypte d'assurer la libre navigation dans le golfe d'Eilat conduisirent Israël à accepter une évacuation par étapes (de novembre 1956 à mars 1957) des territoires conquis par Israël quelques semaines plus tôt. En conséquence, le détroit de Tiran a été ouvert, permettant le développement de relations commerciales avec les pays d'Asie et d'Afrique, ainsi que l'importation de pétrole du golfe Persique.





Tronçon en béton de la Conduite nationale d'eau
(2,80 m de diamètre)






Le Musée Israël Museum, à Jérusalem
B.Gian
Années de consolidation

Pendant la deuxième décennie (1958-68), les exportations doublent et le PNB augmente d'environ 10% par an. Israël produit désormais un certain nombre d'articles jusqu'alors importés : papier, pneus, radios et réfrigérateurs, mais c'est surtout dans les nouvelles branches industrielles (métallurgie, mécanique, chimie et électronique) qu'ont lieu les progrès les plus rapides. Le marché intérieur de produits alimentaires ayant atteint son point de saturation, l'agriculture se tourne désormais vers des cultures destinées aux industries alimentaires et à l'exportation. Pour répondre aux besoins du trafic commercial accru, un nouveau port en eaux profondes est construit sur la côte méditerranéenne à Ashdod, s'ajoutant ainsi à celui de Haïfa.

A Jérusalem, un bâtiment permanent est construit pour la Knesset ainsi que de nouveaux locaux pour le Centre médical Hadassah et l'Université de Jérusalem, remplaçant ceux du mont Scopus abandonnés après la guerre d'Indépendance. Vers la même époque, le Musée Israël est créé afin de rassembler, conserver, étudier et exposer les trésors artistiques et culturels du peuple juif.

Les relations extérieures se développent régulièrement et des liens étroits sont noués avec les Etats-Unis, les pays du Commonwealth, la plupart des pays européens, presque tous les pays d'Afrique et d'Amérique latine et certains d'Asie. D'importants programmes de coopération internationale sont lancés et des centaines de médecins, ingénieurs, professeurs, agronomes, experts en irrigation et instructeurs de mouvements de jeunesse partagent leur savoir-faire et leur expérience avec les peuples des pays en voie de développement. En 1965, Israël et la République fédérale d'Allemagne échangent des ambassadeurs, décision qui avait été retardée en raison de l'amertume du peuple juif à l'égard des crimes perpétrés par le régime nazi (1933-45). Une opposition véhémente et de longs débats publics précédèrent cette normalisation des relations entre les deux pays.




Le criminal de guerre nazi Adolf Eichmann durant son procès à Jérusalem
O.P.G./J.Milli




Le procès Eichmann :
En mai 1960, Adolf Eichmann, l'organisateur principal du programme nazi d'extermination des juifs durant la Deuxième Guerre mondiale, est emmené en Israël pour être jugé aux termes de la loi de 1950 sur le Châtiment des nazis et de leurs collaborateurs. Lors de son procès, ouvert en avril 1961, Eichmann fut reconnu coupable de crimes contre l'humanité et le peuple juif, et condamné à mort. Après le rejet de son appel par la Cour suprême, il fut pendu le 30 mai 1962. C'est le seul cas où la peine de mort a été appliquée en vertu de la loi israélienne.

La guerre des six jours, 1967



Les espoirs d'une décennie de relative tranquillité furent balayés par l'intensification des raids terroristes arabes lancés à partir des frontières avec l'Egypte et la Jordanie, par les incessants bombardements d'artillerie des villages du nord de la Galilée et par les préparatifs militaires des Etats voisins. Lorsqu'en mai 1967, l'Egypte procéda à d'importants mouvements de troupes dans le désert du Sinaï, exigea le départ des forces de maintien de l'ordre de l'ONU qui s'y trouvaient depuis 1957, réimposa le blocus du détroit de Tiran et signa une alliance militaire avec la Jordanie, Israël se retrouva face à des armées arabes hostiles sur tous les fronts. L'Egypte violant les accords signés en 1956 après la campagne du Sinaï, Israël usa de son droit de légitime défense en déclenchant une attaque préventive (5 juin 1967) contre l'Egypte au sud, suivie d'une contre-offensive à l'agression jordanienne à l'est et de l'expulsion des forces syriennes du plateau du Golan au nord.




Parachutistes au Mur occidental
O.P.G./D.Rubinger
Après six jours de combat, de nouvelles lignes de cessez-le-feu remplacèrent les anciennes, la Judée, la Samarie, la péninsule du Sinaï, la bande de Gaza et le plateau du Golan passant sous contrôle israélien. Les villages du nord du pays furent alors libérés de 19 années de menace des bombardements syriens ; la navigation des navires israéliens par le détroit de Tiran était désormais assurée et Jérusalem, divisée entre Israël et la Jordanie depuis 1949, fut réunifiée sous autorité israélienne.




D'une guerre à l'autre

Après la guerre, Israël eut pour objectif diplomatique de transformer sa victoire militaire en une paix durable fondée sur la résolution 242 du Conseil de sécurité de l'ONU qui prévoyait entre autres la reconnaissance de la souveraineté, de l'intégrité territoriale et de l'indépendance politique de tous les Etats de la région et leur droit à vivre en paix dans des frontières sûres et reconnues, à l'abri des menaces et du recours à la force. Mais la position arabe, formulée lors de la Conférence au sommet de Khartoum (août 1967) se résumait comme suit : pas de paix avec Israël, pas de négociations avec Israël, pas de reconnaissance d'Israël. En septembre 1968, l'Egypte déclencha une guerre d'usure consistant en des opérations sporadiques sur les rives du canal de Suez, et qui dégénéra en une véritable guerre locale infligeant de lourdes pertes aux deux parties. Les hostilités prirent fin en 1970 lorsque l'Egypte et Israël acceptèrent un nouvel accord de cessez-le-feu le long du canal de Suez.







D.Rubinger

La guerre de kippour, 1973

Trois années de calme relatif prirent fin le jour de Kippour (jour du Grand pardon, journée la plus sacrée du calendrier hébraïque) lorsque l'Egypte et la Syrie lancèrent une attaque surprise conjointe contre Israël (le 6 octobre 1973), l'armée égyptienne traversant le canal de Suez et les troupes syriennes envahissant le plateau du Golan. En trois semaines, les Forces de défense d'Israël reprirent l'avantage, repoussèrent l'ennemi, traversèrent le canal de Suez et avancèrent jusqu'à 32 km de Damas, la capitale syrienne. Deux années de difficiles négociations entre Israël et l'Egypte et entre Israël et la Syrie aboutirent à des accords de désengagement aux termes desquels Israël évacua une partie des territoires conquis pendant la guerre.







Habitants du nord d'Israël dans un abri
W.Braun

1982 : Opération Paix pour la Galilée

La frontière internationale avec le Liban n'avait jamais été remise en cause. Cependant, lorsque l'OLP (Organisation de libération de la Palestine) se redéploya dans le sud du Liban après avoir été expulsée de Jordanie (1970) et perpétra à plusieurs reprises des actes terroristes contre les villes et les villages du nord d'Israël (Galilée), causant de nombreuses victimes et de graves dommages, Tsahal franchit la frontière libanaise (1982). L'opération Paix pour la Galilée permit l'élimination de la majeure partie de l'infrastructure militaire et administrative de l'OLP dans la région. Les 18 années suivantes, Israël a maintenu une petite zone de sécurité au sud-Liban adjacente à sa frontière nord afin de préserver les habitants de la Galilée des attaques continues d'éléments hostiles.







Attentat terroriste à Jérusalem
(le 19 juin 2002)
Zoom 77

Terrorisme

Le terrorisme arabe et palestinien frappe Israël depuis des décennies, avant et après l'indépendance de l'Etat. Plusieurs milliers d'attentats terroristes se soldant par la mort de civils israéliens et de nombreux blessés ont été perpétrés au cours des deux décennies qui ont précédé la guerre des Six jours. La création de l'OLP en 1964 a propulsé cette organisation au premier plan de cette campagne terroriste.

Dans les années 1970 et 1980, les diverses organisations terroristes placées sous l'égide de l'OLP ont lancé d'innombrables attentats terroristes en Israël et à l'étranger. L'un des plus tristement célèbres fut l'assassinat des athlètes israéliens aux Jeux olympiques de Munich en 1972.

Malgré l'engagement pris en 1993 par les Palestiniens de renoncer au terrorisme, en permettant ainsi le processus de paix israélo-palestinien, les attentats terroristes ont continué et se sont considérablement intensifiés depuis septembre 2000, tuant des centaines de civils israéliens et en blessant plusieurs milliers.



De la guerre à la paix

Les élections législatives de 1977 portèrent au pouvoir le bloc du Likoud, coalition des partis libéral et du centre, mettant fin à près de 30 ans de prédominance travailliste. En prenant ses fonctions, le nouveau premier ministre, M. Ménahem Bégin, confirma les engagements pris par tous ses prédécesseurs d'oeuvrer pour une paix durable dans la région et lança un appel aux dirigeants arabes pour l'ouverture de négociations.




Le président égyptien
Sadate, le président américain Carter et le premier ministre israélien
Begin
O.P.G./Y.Sa'ar













Le premier ministre Rabin et le roi Hussein de Jordanie
O.P.G./Y.Sa'ar

Le cycle des rejets par les Arabes de tous les appels à la paix lancés par Israël fut rompu par la visite du président égyptien Anouar Sadate à Jérusalem (novembre 1977), visite qui fut suivie par des négociations entre Israël et l'Egypte sous les auspices américains. Ces négociations aboutirent aux Accords de Camp David de septembre 1978, fournissant le cadre d'un règlement de paix globale au Moyen Orient et comprenant des propositions précises d'auto-détemination pour les Palestiniens.

Le 26 mars 1979, Israël et l'Egypte signèrent un traité de paix à Washington, mettant ainsi fin à 30 années d'état de guerre entre les deux pays. Conformément aux clauses de ce traité, Israël procéda au retrait de la péninsule du Sinaï, transformant les anciennes lignes de cessez-le-feu et d'armistice en frontières internationales reconnues.

Après la Conférence de paix de Madrid en 1991, trois années de négociations entre la Jordanie et Israël aboutirent à une déclaration du roi Hussein de Jordanie et du premier ministre Yitzhak Rabin (juillet 1994) qui mirent fin à 46 années d'état de guerre entre les deux pays. Le traité de paix israélo-jordanien a été signé à un poste de la frontière de la Arava, (près d'Eilat en Israël et d'Akaba en Jordanie), le 26 octobre 1994, en présence du président américain Bill Clinton.






Enfants immigrants de l'ex-URSS avec une soldate de Tsahal
O.P.G.
Défis intérieurs

Au cours des années 1980 et 1990, Israël a intégré plus d'un million de nouveaux immigrants, principalement de l'ex-Union Soviétique, d'Europe de l'Est et d'Ethiopie. L'afflux d'un nombre si important de « nouveaux consommateurs », tout comme l'arrivée d'une main-d'½uvre qualifiée ou non, stimula l'économie et suscita une période de croissance accélérée.

Le gouvernement arrivé au pouvoir après les élections législatives de 1984 était constitué des deux principaux blocs politiques : Travaillistes (gauche/ centre) et Likoud (droite/centre). Il a été remplacé en 1988 par un gouvernement de coalition dirigé par le Likoud qui après avoir achevé son mandat de quatre ans a laissé la place à une coalition des Travaillistes et de petits partis de gauche.


En 2005, Israël a organisé une commémoration particulière du dixième anniversaire du meurtre du premier ministre Yitzhak Rabin. Son assassinat, le 4 novembre 1995 par un extrémiste juif avait plongé le pays dans un deuil profond pour le soldat-homme d'Etat qui avait quitté le champ de bataille pour mener la nation sur la voie de la paix.

Après l'assassinat du premier ministre Yitzhak Rabin, en 1995, de nouvelles élections ont été organisées en 1996. Benjamin Netanyahu a été porté au pouvoir par des élections directes du premier ministre et a constitué une coalition dirigée par le Likoud.

Elu premier ministre en 1999, Ehoud Barak, dirigeant du parti Israël-Un (centre gauche), constitua un gouvernement de coalition, avant de démissionner en décembre 2000. Ariel Sharon, chef du Likoud, fut premier ministre depuis le début de l'année 2001 jusqu'à l'attaque cérébrale qui le frappa, début 2006. Ehoud Olmert, chef du parti Kadima constitué par Ariel Sharon, lui succéda au poste de premier ministre.

Chaque gouvernement a ½uvré pour la paix, le développement économique et l'intégration des immigrants en accord avec ses convictions politiques propres.






Le Processus de paix

Depuis la signature du traité de paix Israël-Egypte (1979), diverses initiatives ont été proposées par Israël et d'autres pour poursuivre le processus de paix au Moyen Orient. Ces efforts ont conduit à la Conférence de paix de Madrid (octobre 1991), organisée sous le parrainage américain et soviétique, avec la participation de représentants d'Israël, de la Syrie, du Liban, de la Jordanie et des Palestiniens. L'ouverture officielle a été suivie de négociations bilatérales entre les parties et de conversations multilatérales portant sur les affaires régionales.

Négociations bilatérales




Israël dans les frontières et lignes de cessez-le-feu
Carta, Jerusalem



Le président Clinton avec le premier ministre Rabin et le président de l'OLP Arafat à la signature de la DOP
O.P.G./A.Ohayon

Israël et les Palestiniens : Après des mois de contacts secrets intensifs à Oslo entre Israéliens et membres de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), une déclaration de principes a été rédigée traçant les grandes lignes de l'autonomie palestinienne en Judée-Samarie et dans la bande de Gaza. Sa signature, le 13 septembre 1993, avait été précédée d'un échange de lettres entre Yasser Arafat, président de l'OLP, et le premier ministre Yitzhak Rabin, dans lesquelles l'OLP renonçait à l'usage du terrorisme, s'engageait à amender les articles de sa Charte déniant le droit d'Israël à l'existence et s'engageait à rechercher une solution pacifique au conflit vieux de plusieurs décennies. En réponse, Israël reconnaissait l'OLP comme le représentant du peuple palestinien.

Cette déclaration contenait une série de principes généraux acceptés par les deux parties, concernant une période intérimaire de cinq ans d'autonomie palestinienne, et le cadre des diverses étapes des négociations israélo-palestiniennes. Les accords sur l'autonomie palestinienne dans la bande de Gaza et la région de Jéricho ont été mis en oeuvre en mai 1994 ; le transfert des pouvoirs et des responsabilités sur la Rive occidentale dans les domaines de l'éducation, culture, santé, questions sociales, fiscalité directe et tourisme fut effectué trois mois plus tard. La déclaration de principes et d'autres accords entre Israël et les Palestiniens ont abouti à la signature de l'accord intérimaire israélo-palestinien de septembre 1995.

Cet accord prévoyait un élargissement de l'autonomie palestinienne en instaurant une autorité autonome, le Conseil palestinien, élu en janvier 1996, et la poursuite du redéploiement de Tsahal dans la Rive occidentale. Cet accord mettait également en place un mécanisme régissant les relations israélo-palestiniennes et devant conduire au statut définitif. En vertu de l'Accord intérimaire, la Rive occidentale a été divisée en trois types de zones :





Carte de la Judée et la Samarie, montrant les zones palestiennes A&B
Carta, Jerusalem
Zone A - comprenant les principales villes de la Rive occidentale : le Conseil palestinien a la responsabilité pleine et entière pour les questions de sécurité et d'ordre public ainsi que pour les affaires intérieures. La ville de Hébron a fait l'objet d'arrangements particuliers prévus dans l'Accord intérimaire ; le protocole concernant le redéploiement à Hébron a été signé en janvier 1997.

Zone B - comprenant les petites villes et les villages de la Rive occidentale : le Conseil palestinien a la responsabilité des affaires intérieures (comme dans la zone A) et du maintien de l'ordre, tandis qu'Israël conserve la responsabilité principale pour la sauvegarde de ses citoyens et la lutte contre le terrorisme.

Zone C - comprenant toutes les localités juives, zones d'importance stratégique pour Israël et de vastes régions de la Rive occidentale en majeure partie non peuplées : responsabilité israélienne pleine et entière pour la sécurité et l'ordre public, ainsi que responsabilité civile concernant le territoire (planification et zonage, archéologie, etc.). Le Conseil palestinien assume la responsabilité de la population palestinienne pour tous les autres domaines civils.

Le calendrier de l'application des phases ultérieures de redéploiement, tel qu'il était spécifié dans l'Accord intérimaire a été révisé à plusieurs occasions d'un commun accord par les deux parties, notamment dans le Mémorandum de Wye River d'octobre 1998. Conformément à ces révisions, Israël a achevé la première et la seconde phase du processus de redéploiement en mars 2000. Par suite des redéploiements, plus de 18% de la Rive occidentale sont actuellement dans la zone A et plus de 21% dans la zone B. En outre, 98% de la population palestinienne de la Rive occidentale se trouvent sous autorité palestinienne.




Le président Clinton avec le premier ministre Barak et le président de l'OLP Arafat à Camp David
GPO/A.Ohayon








Le premier ministre Ariel Sharon annonce le plan de Désengage-ment (décembre 2003)
GPO/Moshe Milner



Les négociations sur le statut définitif entre les parties pour déterminer la nature du règlement permanent entre Israël et l'entité palestinienne ont commencé comme prévu en mai 1996. Les attentats-suicides perpétrés par des terroristes du Hamas à Jérusalem et à Tel Aviv en 1996 ont assombri les perspectives de paix pour Israël. Il s'en est suivi une interruption de trois ans et les négociations sur le statut définitif n'ont repris qu'après le Mémorandum de Sharm-el-Sheikh, en septembre 1999. Ces discussions devraient déterminer la nature du règlement permanent concernant les autres questions telles que : les réfugiés, les localités de peuplement, la sécurité, les frontières, Jérusalem, etc. A l'invitation du président Clinton, le premier ministre Barak et le président de l'Autorité palestinienne Arafat ont assisté à un sommet à Camp David en juillet 2000 pour reprendre les négociations. Le sommet s'est terminé sans qu'on parvienne à un accord. Une déclaration trilatérale a cependant été publiée définissant les principes agréés qui régiront les négociations ultérieures.

En septembre 2000, les Palestiniens ont lancé une campagne de terrorisme et de violence aveugles, provoquant de lourdes pertes en vies humaines ainsi que des souffrances Les innombrables efforts investis pour mettre fin à l'affrontement violent et pour renouveler le processus de paix ont échoué par suite de l'escalade du terrorisme soutenu par l'Autorité palestinienne. Israël a accepté la conception exposée par le président Bush dans son discours du 24 juin 2002, selon laquelle la fin du terrorisme palestinien doit permettre un règlement définitif de toutes les questions en suspens et l'instauration de la paix.

Le 25 mai 2003, Israël a accepté la « feuille de route », accompagnée de commentaires qu'il considère comme déterminants pour sa mise en ½uvre, ainsi que d'un engagement pris par les Etats-Unis de tenir compte de ces commentaires. Les Palestiniens doivent cependant encore prouver leurs intentions de se conformer aux obligations qui leur incombent en vertu de la première étape de la « feuille de route ». En premier lieu ils doivent mettre fin inconditionnellement au terrorisme et à l'incitation à la haine. L'édification d'une clôture antiterroriste fait partie des mesures prises par Israël pour lutter contre le terrorisme.

En août 2005, désireux de mettre fin à l'impasse du processus de paix après cinq années de terrorisme palestinien, Israël s'est retiré de la bande de Gaza, ainsi que de quatre localités du nord de la Samarie. Le terrorisme palestinien a néanmoins continué après l'élection du gouvernement du Hamas, avec notamment des attaques aux missiles Kassam et l'enlèvement d'un soldat israélien, contraignant Israël à lancer une action militaire.

Israël et la Syrie : S'inspirant de la formule de Madrid, les négociations entre les délégations israéliennes et syriennes, commencées à Washington, se sont tenues à intervalles espacés au niveau des ambassadeurs, avec la participation de hauts fonctionnaires américains.

Deux sessions de négociations israélo-syriennes (décembre 1995 et janvier 1996) mirent l'accent sur la sécurité et d'autres questions cruciales. Extrêmement précises et abordant tous les sujets, les négociations ont permis de déceler d'importants points d'accords de principe et une volonté de poursuivre ultérieurement les débats. Après un arrêt de plus de trois ans, les négociations entre Israël et la Syrie ont repris en janvier 2000 à Shepherdstown, aux Etats-Unis. Ces négociations n'ont cependant pas suscité une percée, pas plus que la
rencontre à Genève entre les présidents Clinton et Assad (en mars 2000) n'a conduit à une reprise des discussions. Les négociations sont pour l'instant suspendues.

A l'instar de l'Iran, la Syrie soutient les organisations terroristes les plus violentes et les plus dangereuses, comme le Hezbollah et divers groupes terroristes palestiniens.

Israël et le Liban : le 23 mai 2000, Israël a achevé le retrait de toutes ses forces militaires de la zone de sécurité du Sud-Liban, conformément à la décision de son gouvernement d'appliquer la résolution 425 du Conseil de sécurité des Nations Unies, ainsi que la résolution 1559 (appelant au démantèlement du Hezbollah et au déploiement de l'armée du Liban dans le sud du pays).

Les massives attaques de missiles lancées par le Hezbollah, ainsi que l'enlèvement sans la moindre raison de soldats israéliens en juillet 2006, ont contraint Israël à entreprendre une action militaire pour écarter cette menace.

Négociations multilatérales

Les négociations multilatérales, faisant partie intégrante du processus de paix, ont pour objectif de trouver des solutions à d'importants problèmes régionaux tout en instaurant une confiance propre au développement de relations normalisées entre les nations du Moyen Orient. Après la Conférence multilatérale de Moscou sur le Moyen Orient (janvier 1992) à laquelle participaient 36 pays et des organisations internationales, les délégations se sont scindées en cinq groupes de travail, chacun ayant pour thème un intérêt régional
commun : environnement, contrôle des armements et sécurité régionale, réfugiés, ressources en eau et développement économique. Ils se rencontrent au cours de divers forums organisés dans la région.

Un comité directeur, composé de représentants des principales délégations et présidé par les Etats-Unis et la Russie, coordonne les négociations multilatérales. Sa dernière réunion s'est déroulée à Moscou du 31 janvier au 1er février 2000.

Depuis l'explosion des violences palestiniennes (septembre 2000), la plupart des activités dans le cadre multilatéral ont été gelées.


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#Posté le mercredi 04 mars 2009 14:41

HYMNE NATIONAL

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#Posté le lundi 23 février 2009 05:53

HYMNE NATIONAL

Hymne national :

Kol od balevav penimah
Nefesh yehoudi homiyah,
Oulfaatei mizra'h kadimah
Ayine letsione tsofiyah.
Od lo avdah tikvatenou
Hatikvah bat chénote alpayim,
Lehiyot am 'hofchi beartseinu
Erets Tsione viyerouchalayim.

Aussi longtemps qu'au fond du coeur
l'âme juive vibre,
vers les confins de l'Orient
un oeil sur Sion observe.
Nous n'avons pas encore perdu notre espoir
vieux de deux mille ans,
de vivre en peuple libre sur notre terre,
terre de Sion et de Jérusalem
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#Posté le lundi 23 février 2009 05:56

1968 : INDEPENDANCE

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#Posté le mercredi 04 mars 2009 15:11

DECLARATION D'INDEPENDANCE

Déclaration d'indépendance de l'Etat d'Israël :

ERETZ-ISRAEL est le lieu où naquit le peuple juif. C'est là que se forma son caractère spirituel, religieux et national. C'est là qu'il réalisa son indépendance, créa une culture d'une portée à la fois nationale et universelle et fit don de la Bible au monde entier.

Contraint à l'exil, le peuple juif demeura fidèle au pays d'Israël à travers toutes les dispersions, priant sans cesse pour y revenir, toujours avec l'espoir d'y restaurer sa liberté nationale.

Motivés par cet attachement historique, les juifs s'efforcèrent, au cours des siècles, de retourner au pays de leurs ancêtres pour y reconstituer leur Etat. Tout au long des dernières décennies, ils s'y rendirent en masse : pionniers, maapilim et défenseurs. Ils y défrichèrent le désert, firent renaître leur langue, bâtirent cités et villages et établirent une communauté en pleine croissance, ayant sa propre vie économique et culturelle. Ils n'aspiraient qu'à la paix encore qu'ils aient toujours été prêts à se défendre. Ils apportèrent les bienfaits du progrès à tous les habitants du pays. Ils nourrirent toujours l'espoir de réaliser leur indépendance nationale.

En 1897, inspiré par la vision de l'Etat juif qu'avait eue Théodore Herzl, le premier congrès sioniste proclama le droit du peuple juif à la renaissance nationale dans son propre pays. Ce droit fut reconnu par la Déclaration Balfour du 2 novembre 1917 et réaffirmé par le mandat de la Société des nations qui accordait une reconnaissance internationale formelle des liens du peuple juif avec la terre d'Israël, ainsi que de son droit d'y reconstituer son foyer national.

La Shoah qui anéantit des millions de juifs en Europe, démontra à nouveau l'urgence de remédier à l'absence d'une patrie juive par le rétablissement de l'Etat juif dans le pays d'Israël, qui ouvrirait ses portes à tous les juifs et conférerait au peuple juif l'égalité des droits au sein de la famille des nations.

Les survivants de la Shoah en Europe, ainsi que des juifs d'autres pays, revendiquant leur droit à une vie de dignité, de liberté et de travail dans la patrie de leurs ancêtres, et sans se laisser effrayer par les obstacles et la difficulté, cherchèrent sans relâche à rentrer au pays d'Israël.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le peuple juif dans le pays d'Israël contribua pleinement à la lutte menée par les nations éprises de liberté contre le fléau nazi. Les sacrifices de ses soldats et l'effort de guerre de ses travailleurs le qualifiaient pour prendre place à rang d'égalité parmi les peuples qui fondèrent l'Organisation des Nations unies.

Le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale des Nations unies adopta une résolution prévoyant la création d'un Etat juif indépendant dans le pays d'Israël et invita les habitants du pays à prendre les mesures nécessaires pour appliquer ce plan. La reconnaissance par les Nations unies du droit du peuple juif à établir son Etat indépendant ne saurait être révoquée.

C'est de plus, le droit naturel du peuple juif d'être une nation comme les autres nations et de devenir maître de son destin dans son propre Etat souverain.

EN CONSEQUENCE, NOUS, MEMBRES DU CONSEIL NATIONAL REPRESENTANT LE PEUPLE JUIF DU PAYS D'ISRAEL ET LE MOUVEMENT SIONISTE MONDIAL, REUNIS AUJOURD'HUI, JOUR DE L'EXPIRATION DU MANDAT BRITANNIQUE, EN ASSEMBLEE SOLENNELLE, ET EN VERTU DES DROITS NATURELS ET HISTORIQUES DU PEUPLE JUIF, AINSI QUE DE LA RESOLUTION DE L'ASSEMBLEE GENERALE DES NATIONS UNIES, PROCLAMONS LA FONDATION DE L'ETAT JUIF DANS LE PAYS D'ISRAEL, QUI PORTERA LE NOM D'ETAT D'ISRAEL.

NOUS DECLARONS qu'à compter de la fin du mandat, à minuit, dans la nuit du 14 au 15 mai 1948, et jusqu'à ce que des organismes constitutionnels régulièrement élus entrent en fonction, conformément à une Constitution qui devra être adoptée par une Assemblée constituante d'ici le 1er octobre 1948, le présent Conseil agira en tant qu'Assemblée provisoire de l'Etat et que son propre organe exécutif, l'administration nationale, constituera le gouvernement provisoire de l'Etat d'Israël.

L'ETAT D'ISRAEL sera ouvert à l'immigration des juifs de tous les pays où ils sont dispersés; il développera le pays au bénéfice de tous ses habitants; il sera fondé sur les principes de liberté, de justice et de paix enseignés par les prophètes d'Israël; il assurera une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses citoyens, sans distinction de croyance, de race ou de sexe; il garantira la pleine liberté de conscience, de culte, d'éducation et de culture; il assurera la sauvegarde et l'inviolabilité des Lieux saints et des sanctuaires de toutes les religions et respectera les principes de la Charte des Nations unies.

L'ETAT D'ISRAEL est prêt à coopérer avec les organismes et représentants des Nations unies pour l'application de la résolution adoptée par l'Assemblée le 29 novembre 1947 et à prendre toutes les mesures pour réaliser l'union économique de toutes les parties du pays.

NOUS FAISONS APPEL aux Nations unies afin qu'elles aident le peuple juif à édifier son Etat et qu'elles admettent Israël dans la famille des nations.

Aux prises avec une brutale agression, NOUS INVITONS cependant les habitants arabes du pays à préserver les voies de la paix et à jouer leur rôle dans le développement de l'Etat sur la base d'une citoyenneté égale et complète et d'une juste représentation dans tous les organismes et les institutions de l'Etat, qu'ils soient provisoires ou permanents.

NOUS TENDONS la main de l'amitié, de la paix et du bon voisinage à tous les Etats qui nous entourent et à leurs peuples. Nous les invitons à coopérer avec la nation juive indépendante pour le bien commun de tous. L'Etat d'Israël est prêt à contribuer au progrès de l'ensemble du Moyen Orient.

NOUS LANÇONS UN APPEL au peuple juif de par le monde à se rallier à nous dans la tâche d'immigration et de mise en valeur, et à nous assister dans le grand combat que nous livrons pour réaliser le rêve poursuivi de génération en génération : la rédemption d'Israël.

CONFIANTS EN L'ETERNEL TOUT-PUISSANT, NOUS SIGNONS CETTE DECLARATION SUR LE SOL DE LA PATRIE, DANS LA VILLE DE TEL AVIV, EN CETTE SEANCE DE L'ASSEMBLEE PROVISOIRE DE L'ETAT, TENUE LA VEILLE DU CHABBATH, 5 IYAR 5708, QUATORZE MAI MILLE NEUF CENT QUARANTE-HUIT.


David Ben-Gurion
Daniel Auster
Mordekhai Bentov
Yitzchak Ben Zvi
Eliyahu Berligne
Fritz Bernstein
Rabbi Wolf Gold
Meir Grabovsky
Yitzchak Gruenbaum
Dr. Abraham Granovsky
Eliyahu Dobkin
Meir Wilner-Kovner
Zerach Wahrhaftig
Herzl Vardi
Rachel Cohen
Rabbi Kalman Kahana
Saadia Kobashi
Rabbi Yitzchak Meir Levin
Meir David Loewenstein
Zvi Luria
Golda Myerson
Nachum Nir
Zvi Segal
Rabbi Yehuda Leib Hacohen Fishman
David Zvi Pinkas
Aharon Zisling
Moshe Kolodny
Eliezer Kaplan
Abraham Katznelson
Felix Rosenblueth
David Remez
Berl Repetur
Mordekhai Shattner
Ben Zion Sternberg
Bekhor Shitreet
Moshe Shapira
Moshe Shertok
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#Posté le lundi 23 février 2009 05:41

YERUSHALAIM SHEL ZAHAV

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אוויר הרים צלול כיין
וריח אורנים
נישא ברוח ערביים
עם קול פעמונים

ובתרדמת אילן ואבן
שבויה בחלומה
העיר אשר בדד יושבת
ובלבה חומה

ירושלים של זהב ושל נחושת ושל אור
.הלא לכל שיריך אני כינור

חזרנו אל בורות המים
לשוק ולכיכר
שופר קורא בהר הבית
.בעיר העתיקה
ובמערות אשר בסלע
אלפי שמשות זורחות
ושוב נרד לים המלח
.בדרך יריחו

ירושלים של זהב ושל נחושת ושל אור
הלא לכל שיריך אני כינור

אך בבואי היום לשיר לך
ולך לקשור כתרים
קטונתי מצעיר בניך
.ומאחרון המשוררים

כי שמך צורב את השפתיים
כנשיקת שרף
אם אשכחך ירושלים
...אשר כולה זהב

ירושלים של זהב ושל נחושת ושל אור
הלא לכל שיריך אני כינור

ירושלים של זהב ושל נחושת ושל אור
הלא לכל שיריך אני כינור

Texte en traduction cursive :


Avir arim tzalul kayayin
vere'akh oranim
nisa beru'akh ha'arbayim
im kol pa'amonim.
Uvtardemat ilan va'even
shvuya bakhaloma
ha'ir asher badad yoshevet
uveliba khoma.

Yerushalayim shel zahav
veshel nekhoshet veshel or,
halo lekol shirayikh ani kinor.

Eykha yavshu borot hamayim
kikar hashuk reyka.
Ve'eyn poked et Har haBayit
ba'ir ha'atika.
Uvamarot asher basela
meyalelot rukhot
ve'eyn yored el Yam haMelakh
bederekh Yerikho.

Yerushalayim shel zahav
veshel nekhoshet veshel or,
halo lekol shirayikh ani kinor.

Akh bevo'i ayom lashir lakh
velakh likshor ktarim
katonti mitze'ir banayikhv ume'akhron hameshorerim.
Ki shmekh tzorev et hasfatayim
kineshikat saraf.
Im eshkakhekh Yerushalayim
asher kula zahav.

Yerushalayim shel zahav
veshel nekhoshet veshel or,
halo lekol shirayikh ani kinor.

Khazarnu el borot hamayim
lashuk velakikar.
Shofar kore beHar haBayit
ba'ir ha'atika.
Uvame'arot asher basela
alfey shmashot zorkhot
nashuv nered el Yam haMelakh
bederekh Yerikho.

Yerushalayim shel zahav
veshel nekhoshet veshel or,
halo lekol shirayikh ani kinor.

Traduction française :

L'air des montagnes est limpide comme le vin
et l'odeur des pins
est portée par le vent du soir
au son des clochettes.

Tandis que dorment l'arbre et la pierre
enfouie dans son rêve,
la ville qui reste solitaire
une muraille dans le c½ur.

Jérusalem d'or, de bronze et de lumière,
Pour toutes tes chansons, ne suis-je pas un violon ? (bis)


Comme ils sont à sec les puits !
La place du marché est vide.
Et nul oeil ne guette la montagne du Temple
Dans la Vieille Ville.

Et dans les grottes des rochers
Hurlent les vents
Et nul ne descend vers la Mer Morte
Par la route de Jéricho.

Jérusalem d'or, de bronze et de lumière,
Pour toutes tes chansons, ne suis-je pas un violon ? (bis)


Mais venue aujourd'hui chanter pour toi
Et te tresser des louanges
Je ne suis pas à la hauteur du moindre de tes enfants
ni du dernier des poètes.

Car ton nom brûle les lèvres
Comme le baiser d'un séraphin
Si je t'oublie Jérusalem...
Toi qui es toute d'or.

Jérusalem d'or, de bronze et de lumière,
Pour toutes tes chansons, ne suis-je pas un violon ? (bis)


Nous sommes revenus aux puits des eaux,
au marché et sur la place.
Un shofar appelle sur le Mont du Temple
dans la Vieille Ville.

Et dans les grottes des rochers
Des milliers de soleil rayonnent
Nous reviendrons et descendrons vers la Mer Morte
Par la route de Jéricho.

Jérusalem d'or, de bronze et de lumière,
Pour toutes tes chansons, ne suis-je pas un violon ? (bis)





Tout à commencé quand Naomi Shemer
fut invitée avec quatre autres personnes à composer une chanson
pour la deuxième partie du Festival de la chanson d'Israël,
moment pendant le quel les points étaient comptés.

Le festival de la chanson a été créé au début des années 60,
par la station de radio nationale KOL YISRAEL (la voix d'Israël).
Il a été programmé sur les ondes comme programme principal
le jour de l'indépendance d'Israël.
(la télévision ne fut introduite en Israël qu'à la fin des années 60)
Teddy Kollek, maire de Jérusalem a demandé
que les chansons parlent de sa ville.

Gil Aldema, producteur du Festival a cherché
dans les archives et trouvé une douzaine d'enregistrements concernant la ville.
Aucune des chansons composées après la création
de l'état ne parlait de la division de la ville
et que les juifs ne pouvaient approcher le Kotel (mur occidental).

Naomi Shemer a étudié à l'académie de musique de Jérusalem
ou elle a donné naissance à sa fille.
Quand elle a téléphoné a Aldema pour lui dire qu'elle
ne pouvait pas écrire cette chanson, il lui a répondu
de la faire même si cela ne parlait pas de la ville.
Il savait déjà que cette nuit-là "JERUSALEM OF GOLD" allait naître.

Il faut garder à l'esprit qu'en ces temps Jérusalem était grise et non dorée.

On a demandé à Shuli Nathan
(professeur d'hébreu dans l'armée pour les immigrantes)
de participer au Festival.

Quand Naomi l'a entendue à la radio
elle a su que c'était Elle qui devait chanter sa chanson.
Ce fut difficile à faire accepter
par le producteur car Shuli était un amateur.
Naomi insista et menaça de ne pas donner
la chanson si Shuli ne la chantait pas.
(Shuli qui était aussi un peu réticente).

YERUSHALAYIM SHEL ZAHAV eut un succès immédiat !

Elle toucha le coeur d'un très grand nombre de personnes.
Elle semblait apaiser les coeurs et les esprits en ces jours de tension.
Tel un hymne, tout le monde reprenait le refrain avec elle.

Quelques jours après, l'armée fut mobilisée et la chanson servit a encourager les soldats.

La guerre des six jours prit fin le 5 juin 1967.
La vieille ville de Jérusalem fut conquise
par les Forces de Défense Israëlienne.

La chanson prit alors tout son sens.

Tout le monde la reprenait....

Elle est devenue l'hymne numéro deux.
Le premier étant HA-TIKVAH.
Elle a été traduite dans une douzaines de langues.
On l'entend dans les films.
En 1998, cette chanson a été sélectionnée
pour le Jubile du 50ème anniversaire de l'Indépendance d'Israël
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#Posté le lundi 23 février 2009 06:05

ETOILE DE DAVID

L'étoile de David : Le sceau résulte de l'intersection de deux triangles inversés formant une étoile à six branches. Les deux triangles entrelacés constituent une représentation parfaite de l'analogie entre ce qui est en haut et ce qui est en bas, le Ciel et la Terre, les mondes divin et humain. Les deux bandes bleues sur le drapeau témoignent de ces deux mondes.

Le sceau de Salomon se fonde sur le nombre six qui représente l'union des mondes divin et humain ainsi que la création du monde. L'idée de création, vraisemblablement d'origine juive, fut reprise par les chrétiens et les musulmans.

Dieu créa le monde de rien, i.e. de rien hors de Lui. En tant qu'Un, Unité, Il est le Principe qui contient en Lui-même toutes les possibilités de manifestation et de non manifestation. Selon la Genèse, la création se déroula en six jours et se termina par un septième jour, dit de repos (“Sabbat”). Ce dernier n'est pas à proprement parler un jour repos hors de la création, mais plutôt son couronnement final consistant en un retour vers le Principe non manifesté qui a donné naissance au monde manifesté.

Il s'ensuit que le sceau de Salomon ne serait pas complet sans un septième point représentant le Pôle d'où tout provient et où tout retourne. Or, si nous joignons deux à deux les sommets opposés du sceau, nous obtenons une nouvelle figure appelée Chrisme simple, où toutes les lignes se rencontrent en un même point (Pour plus de détails, voir la croix sur ce site). Ce point correspond au Centre invisible du sceau situé juste au centre de chacun des triangles. Il est le point où les deux triangles ou mondes se rejoignent et s'unifient en Dieu. Il est l'équivalent du sommet de la montagne 1 atteint par l'être qui a réalisé l'union du Ciel et de la Terre tel qu'Abraham, Jésus ou Mohammed.

Contrairement à beaucoup d'assertions, le sceau de Salomon a une forte signification spirituelle et religieuse. Il décrit la relation étroite entre le Ciel et la Terre, leur union fondamentale pour réaliser l'Alliance entre Dieu et les êtres humains, un but qui réside au coeur de la création divine.
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#Posté le lundi 23 février 2009 06:10

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